Un mois après la déclaration officielle de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, l’organisation Médecins Sans Frontières (MSF) tire la sonnette d’alarme sur les nombreux défis qui continuent de freiner les efforts de contrôle de la maladie.

Selon l’organisation humanitaire, des lacunes importantes persistent dans plusieurs axes essentiels de la riposte : le diagnostic précoce des cas, la surveillance épidémiologique, l’identification et le suivi des personnes contacts ainsi que l’engagement communautaire.
Des insuffisances qui risquent de compromettre l’efficacité des interventions sur le terrain et de favoriser la propagation du virus.Malgré ce contexte préoccupant, les équipes de MSF restent fortement mobilisées dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pour soutenir la réponse sanitaire.

Les interventions menées comprennent notamment la prise en charge des patients dans des centres de traitement Ebola, le renforcement des mesures de prévention et de contrôle des infections, l’appui aux activités de surveillance, la formation du personnel médical, l’organisation d’enterrements sûrs et dignes, ainsi que l’approvisionnement en médicaments et le maintien des services de santé essentiels.

Face à l’ampleur de la situation, Médecins Sans Frontières appelle à une mobilisation urgente, coordonnée et proportionnée aux besoins afin de renforcer la capacité de réponse et protéger les populations exposées.
La lutte contre Ebola reste avant tout un défi collectif où rapidité d’action, confiance des communautés et coordination des acteurs demeurent des leviers déterminants pour contenir l’épidémie.
Mimi Zena
